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Matthieu Mountels réalise son « Dr(ae)m »

À tout juste 23 ans, Matthieu Mountels sort son premier roman. « Draem », un livre de science-fiction post-apocalyptique, en accord avec les problématiques environnementales actuelles. Celui-ci sortira courant janvier.
Draem évoque le nom de l’île sur laquelle l’histoire se déroule et « la vie là-bas, qui au départ aurait dû être un rêve, et qui  à cause d’un petit truc qui n’est pas à sa place, n’en est plus un »

« Tu n’écris pas des articles, tu racontes des histoires! » lui disait-on lorsqu’il travaillait à nos côtés, au Petit Bleu. Aujourd’hui, il continue d’écrire la sienne. À 23 ans seulement, Matthieu Mountels collectionne les différentes casquettes. Après celle de basketteur, au sein de l’équipe des Lilas à Sérignac, de journaliste, à maintes reprises chez nous, puis plus récemment dans un média parisien, c’est cette fois-ci, et pour la première fois avec celle d’écrivain que nous l’avons retrouvé. « Draem », son premier roman sortira courant janvier.
 
 

« Si cela éveille les consciences, tant mieux »


« J’ai toujours aimé écrire, c’est ma qualité première. » Depuis toujours, Matthieu griffonne sur des bouts de papier, commence des histoires, des incipit de romans qui ne paraîtront jamais. Cette fois-ci, le schéma est différent. Voilà maintenant plus d’un an que le jeune Agenais travaille sur l’histoire de son premier (vrai) ouvrage, lors de son temps libre ou durant les quelques heures de train entre Agen et la capitale. Un roman de science-fiction autour des conséquences d’une présumée fin du monde Rendez-vous en 2070. « Les lourds changements climatiques et l’assèchement des sols ont provoqué un morcellement de la croûte terrestre », engendrant le détachement de plusieurs morceaux de terres.
Draem, est l’une d’elles. Une île sur laquelle l’espoir va renaître… parfois au détriment de la morale. « J’ai une petite idée de ce que pourrait être la fin du monde, détaille-t-il. Notre génération est très impactée par toutes ces problématiques inquiétantes. Ça me tenait à cœur de les aborder, et d’un côté, ça m’a fait du bien d’en parler. » Ainsi, le livre aborde l’urgence climatique tout en pointant du doigt les comportements humains lors d’une situation de crise, toutefois « je ne veux pas être moralisateur, je veux seulement faire du divertissement. Après, si cela éveille les consciences, tant mieux. »


Perfectionnisme


Pour la publication de son roman, Matthieu a contacté une quinzaine de maisons d’édition. Dix lui ont répondu favorablement, dont l’édition Persée dans laquelle Draem paraîtra. Une réussite qu’il n’avait pas anticipée. « Je leur ai demandé si c’était parce qu’ils prenaient tous les livres qui venaient » ironise-t-il modestement.
Désormais, l’heure est aux détails. Plus question de toucher au contenu de l’ouvrage, relu déjà une dizaine de fois par ses proches et lui-même. « C’est difficile car on a toujours envie d’améliorer, d’en ajouter encore plus. » La prochaine et dernière étape sera le choix de la couverture.
 
La 4e de couverture à l'état brut.
La 4e de couverture à l'état brut.
 
Comme toujours avec le jeune auteur, cette dernière a déjà bien été pensée et réfléchie, à l’image des 200 pages du roman. Matthieu voit déjà plus loin, et a pour ambition de publier d’autres ouvrages, dont la suite de son premier roman. En attendant, Draem, sera publié à l’aube de l’année 2020. un livre « made in » Agen.
À vos lectures.
 
Alicia Girardeau

   
 


Matthieu est fraîchement diplômé en journalisme et écrit maintenant pour un média parisien.